Sunday, 8 January 2017

A natural experiment

Indeed, the current debate on value chains is inconclusive or needs at least more nuance Altomonte et al. (2012) note for France that along a global supply chain shocks as well as recoveries can be magnified due to ‘inventory’ effects (the so-called bullwhip effect) , Wagner and Gelübke (2014) conclude for Germany that the  hypothesis that foreign multinationals are more volatile following a negative shock is not supported by their empirical research, while Behrens et al. (2013) conclude that value chains played a minor role in Belgium (van den Berg and Jaarsma, this special section take an intermediate position for The Netherlands).. It is, however, not the inconclusiveness of the debate that is interesting: it is the heterogeneity of country experiences in Europe that suggests ample scope for finding out more about (regional) resilience. This is the answer to the question ‘Why do the global economic shocks affect regions and their recovery differently?’ that we seek to address.

This special section aims to fill a gap in the regional resilience literature and to stimulate future spatial studies of resilience to include the international dimension in empirical analyses. It demonstrates the do-ability and relevance by the natural experiment of the global trade collapse that allows us to separate the effect of collapse upon event and ex post recovery because no ex ante resilience measures were taken. This is a great methodological advantage with respect to the literature on natural disasters and financial crises that is confronted with the difficulty of identifying resilience because of ex ante measures (prevention or inherent resilience measures) and ex post measures (recovery or adaptive resilience measures).

Heterogeneous economic resilience and the great recession's world trade collapse, Papers in Regional Science
Peter A.G. van Bergeijk,
Steven Brakman,
Charles van Marrewijk

Friday, 16 December 2016

From Deep Globalisation to the Risk of Deglobalisation: the Rise of Local-Contentism by Marcos Troyjo

As the world transitions from ‘Deep Globalisation to Deglobalisation’, economic policies based on a ‘Doctrine of Local Content’ take center stage. As a consequence, the global economy underperforms. Below, Marcos Troyjo argues that Reglobalisation can only resurface if countries move away from ‘Local-Contentism’ and closer to a productive interdependence turning out ‘Made in the World’ goods.

Read the full article in The World Financial Review  here

Tuesday, 13 December 2016

Has globalization had its day (fund strategy)

 “The new policy environment is favourable to bilateralism and protectionism and motivated by political gains, rather than concrete economic effects that will reduce income and employment,” says Peter van Bergeijk, a professor of Economics at Erasmus University, in Rotterdam, who in 2010 published a book presciently titled On the Brink of Deglobalisation.

“With the US leaving the coalition for multilateral trade and investment, relationships will reallocate to other countries,” Van Bergeijk says. “US isolationism is an important chance for China.”

“Firms should be transparent about the benefits they derive from international activities,” Van Bergeijk adds. “Facts will be important in this debate.”

Read rhe full article

Sunday, 9 October 2016

WORLD TRADE: CARDIAC ARREST OR DIZZY SPELL

Haugh et al 2016, Cardiac Arrest or Dizzy Spell: OECD policy paper 18

The concensus view on the trade collapse 2008/9 appears to be changing. In 2009 value chains and protectionism were seen as the magnifiers, multipliers if not culprits of the world trade collapse. A recent OECD study by David Haugh, Alexandre Kopoin, Elena Rusticelli, David Turner and Richard Dutu shows what was claimed and analyzed in On the brink of deglobalization: neither value chains nor protectionsim acted as triggers in 2008/9 and value chains may have been an important factor behind the resilience of world trade (that is the recovery in 2010)

World trade: slow-down or new collapse


Clearly world trade is experiencing difficult  times. the graph above reports two leading indicators. The World trade monitor of CPB Netherlands bureau for economic policy advice (www.cpb.nl) and the container throughput index of the Institute of Shipping Economics and Logistics. Bot indicators have been corrected for seasonal influences and provide the most recent indication of the development of world trade. Although the level of the indicators is different the movements are into the same direction and suggest that there is more to the decline in world trade than the price decrease of oil. Container throughput is real and the world trade monitor is reported at constant prices.

Saturday, 5 December 2015

Philippe Saucier in Études internationales

Le commerce international est-il au bord du gouffre ? Le processus de « globalisation » de l’économie mondiale, l’ouverture aussi bien aux échanges qu’aux investissements directs, présentés longtemps comme irréversibles, ont-ils trouvé leurs limites depuis le déclenchement d’une crise financière en 2008 ?

Pour tenter de répondre à cette question, l’auteur avance avec une infinie prudence. Il revendique tout d’abord la primauté des faits, des observations statistiques, sur les conjectures théoriques qui lui semblent trop marquées par des schémas de pensée qui ne prennent pas bien la mesure de bouleversements majeurs et soudains, tels que des crises financières d’ampleur mondiale. Il en voit pour preuve les retards dans la prise en compte du retournement brutal de tendance de l’automne 2008 et, finalement, la sous-évaluation systématique et massive des prévisions d’évolution du commerce mondial. Les experts de l’Organisation mondiale du commerce sont visés.

À cet égard, Bergeijk estime plus pertinent d’examiner minutieusement les points communs et les différences entre ce dernier épisode et les crises précédentes qui se sont traduites par une diminution du volume du commerce mondial. Il mentionne la crise asiatique de 1997 et la crise du secteur lié aux technologies internet en 2001, mais ces deux retournements ont été de courte durée. Le parallèle qui est poursuivi tout au long de l’ouvrage, c’est celui fait avec la crise de 1929. L’inspiration est évidente. L’analyse qui en avait été faite par le grand économiste néerlandais Jan Timbergen est pour l’auteur un manifeste méthodologique : priorité aux statistiques, discussion critique des statistiques, refus des conclusions hâtives ou des constructions théoriques mal étayées.

Les défauts de cette approche résident précisément dans ses qualités. Lorsque l’auteur passe en revue les différentes hypothèses qui ont été avancées pour expliquer le retournement brutal de tendance du commerce international, il s’avoue incapable de trancher de manière nette. La situation de détresse du secteur financier a-t-elle exercé un frein sur le financement du commerce ? Rien ne lui permet de l’affirmer. Peut-on dire que les crédits octroyés par les exportateurs se seraient resserrés ? Là encore, on manque de conclusion forte, bien qu’un effet ait été mis en évidence dans divers travaux discutés.

La partie qui sans doute nous offre le mieux la « perspective alternative » dont l’auteur se revendique est celle dans laquelle sont mises en doute les conclusions d’auteurs qui privilégient la prédominance dans le commerce international du fractionnement des processus de production, notamment l’importance du commerce intrafirme au sein d’entreprises multinationales. La critique méthodologique de ces travaux est sévère et, de ce fait, les conclusions des auteurs tombent. Il n’est pas certain que l’excès de globalisation soit la cause de la brutalité du retournement.

Alors, que reste-t-il ?

L’ouvrage évoque une piste alternative, sans vraiment apporter de preuve empirique. Si le commerce s’est effondré, ce n’est pas tant sous l’effet d’une contamination du secteur financier que comme résultat d’une montée de « l’incertitude ». Les références à Keynes sont évidentes, les remèdes proposés sont bien dans la lignée de Timbergen, celle d’un État, non pas correcteur du marché, mais réducteur d’incertitude.


Un ouvrage stimulant, mais dans lequel l’auteur, faute de recul et donc de statistiques suffisamment longues, ne donne pas toute sa mesure.