Saturday, 5 December 2015

Philippe Saucier in Études internationales

Le commerce international est-il au bord du gouffre ? Le processus de « globalisation » de l’économie mondiale, l’ouverture aussi bien aux échanges qu’aux investissements directs, présentés longtemps comme irréversibles, ont-ils trouvé leurs limites depuis le déclenchement d’une crise financière en 2008 ?

Pour tenter de répondre à cette question, l’auteur avance avec une infinie prudence. Il revendique tout d’abord la primauté des faits, des observations statistiques, sur les conjectures théoriques qui lui semblent trop marquées par des schémas de pensée qui ne prennent pas bien la mesure de bouleversements majeurs et soudains, tels que des crises financières d’ampleur mondiale. Il en voit pour preuve les retards dans la prise en compte du retournement brutal de tendance de l’automne 2008 et, finalement, la sous-évaluation systématique et massive des prévisions d’évolution du commerce mondial. Les experts de l’Organisation mondiale du commerce sont visés.

À cet égard, Bergeijk estime plus pertinent d’examiner minutieusement les points communs et les différences entre ce dernier épisode et les crises précédentes qui se sont traduites par une diminution du volume du commerce mondial. Il mentionne la crise asiatique de 1997 et la crise du secteur lié aux technologies internet en 2001, mais ces deux retournements ont été de courte durée. Le parallèle qui est poursuivi tout au long de l’ouvrage, c’est celui fait avec la crise de 1929. L’inspiration est évidente. L’analyse qui en avait été faite par le grand économiste néerlandais Jan Timbergen est pour l’auteur un manifeste méthodologique : priorité aux statistiques, discussion critique des statistiques, refus des conclusions hâtives ou des constructions théoriques mal étayées.

Les défauts de cette approche résident précisément dans ses qualités. Lorsque l’auteur passe en revue les différentes hypothèses qui ont été avancées pour expliquer le retournement brutal de tendance du commerce international, il s’avoue incapable de trancher de manière nette. La situation de détresse du secteur financier a-t-elle exercé un frein sur le financement du commerce ? Rien ne lui permet de l’affirmer. Peut-on dire que les crédits octroyés par les exportateurs se seraient resserrés ? Là encore, on manque de conclusion forte, bien qu’un effet ait été mis en évidence dans divers travaux discutés.

La partie qui sans doute nous offre le mieux la « perspective alternative » dont l’auteur se revendique est celle dans laquelle sont mises en doute les conclusions d’auteurs qui privilégient la prédominance dans le commerce international du fractionnement des processus de production, notamment l’importance du commerce intrafirme au sein d’entreprises multinationales. La critique méthodologique de ces travaux est sévère et, de ce fait, les conclusions des auteurs tombent. Il n’est pas certain que l’excès de globalisation soit la cause de la brutalité du retournement.

Alors, que reste-t-il ?

L’ouvrage évoque une piste alternative, sans vraiment apporter de preuve empirique. Si le commerce s’est effondré, ce n’est pas tant sous l’effet d’une contamination du secteur financier que comme résultat d’une montée de « l’incertitude ». Les références à Keynes sont évidentes, les remèdes proposés sont bien dans la lignée de Timbergen, celle d’un État, non pas correcteur du marché, mais réducteur d’incertitude.


Un ouvrage stimulant, mais dans lequel l’auteur, faute de recul et donc de statistiques suffisamment longues, ne donne pas toute sa mesure.

Thursday, 29 October 2015

ECONOMIC DEGLOBALIZATION – FROM HYPOTHESIS TO REALITY by Cătălin Postelnicu, Vasile Dinu, Dan-Cristian Dabija

The Dutch economist van Bergeijk starts [27] from the observation that, during the last years marked by the recent economic-crisis, international trade has undergone a real collapse, comparable to the one recorded during the Great Depression of the 1930s of the last century. To a certain extent, the researcher overemphasises the international trade aspects during the two periods, as well as the completely different causes that determined its breakdown. Still, van Bergeijk broadly demonstrates that the globalization process mainly caused by the international trade fl ows can be summarized in two major causes: social and economic risks and uncertainties caused by the crisis. The author warns of the danger of protectionism revival that seems to be “waiting by the corner”. Therefore, van Bergeijk interprets the decline of international trade to be a clear indication of the deglobalization process of the global economy

Postelnicu, Cătălin, Vasile Dinu, and Dan-Cristian Dabija. "Economic deglobalization–from hypothesis to reality." Economics and Management (2015). 8(2), 4.13

Tuesday, 27 October 2015

Sass and Szalavetz on global value chains

On the other hand, certain studies underline the stabilizing impact of GVCs in terms of sustaining trade levels or at least moderating the fall in trade flows. Thus, seemingly unrelated to our topic, Alfaro and Chen (2010) analysed the reaction and role of foreign direct investment (FDI) during the global financial crisis. They examined firm-level data from more than 100 countries for 2007 and 2009. Their results can be related to the GVC approach, because they distinguished and examined three channels through which FDI impacts upon the performance of companies: production linkages, financial linkages and multinational networks. From our point of view, the most important results are that multinationals engaged in activities with vertical production linkages weathered the crisis better than their local counterparts. On the other hand, horizontal FDI was affected more negatively. Moreover, companies operating as part of a multinational network on average performed better; here again, horizontal production linkages were affected more negatively than vertically integrated linkages. Thus GVCs may have played a stabilizing role. Van Bergeijk (2013) analysed trade data for 42 countries, and found that international value chains had a major alleviating impact on the fall in world trade during 2008–09.

Sass, Magdolna, and Andrea Szalavetz. "Crisis-related changes in the specialization of advanced economies in global value chains." Competition & Change 18.1 (2014): 54-69

Wednesday, 22 July 2015

World trade down

Shortterm contractions of world trade have occured regularly since the 2008/9 trade collapse but this time things mayy be different according to CPB Netherlands Bureau for Economic Analysis: "Because of the volatility of monthly trade figures, momentum is the preferred measure of trade growth.Trade momentum was -1.3% in May (non-annualised), down from -1.2% in April and the lowest reading  May 2009. "

Wednesday, 4 June 2014

E-book



 On the Brink of Deglobalization is available on Elgaronline.com, and have set the front matter, index and any introductory chapter is free to download.

but you can also find the URL web address for individual chapters as well

Monday, 19 May 2014

Risk of deglobalisation

From Deep Globalisation to the Risk of Deglobalisation: the Rise of Local-Contentism

By Marcos Troyjo
As the world transitions from ‘Deep Globalisation to Deglobalisation’, economic policies based on a ‘Doctrine of Local Content’ take center stage. As a consequence, the global economy underperforms. Below, Marcos Troyjo argues that Reglobalisation can only resurface if countries move away from ‘Local-Contentism’ and closer to a productive interdependence turning out ‘Made in the World’ goods.
Read more in world financial review